Pour changer des répétitions et des chorégraphies, les candidates pour le titre de Miss Côte d’Ivoire France 2024, ont eu le loisir de sortir du cadre des préparatifs de l’élection. Et c’est dans la capitale parisienne, au travers d’un cours de cuisine animé par la cheffe Aïcha Ballo, spécialisée dans le métissage culinaire, que les aspirantes à la couronne ont « (re)découvert les produits africains ».
Connaître le patrimoine culinaire
« Comme on aime bien faire de la bonne cuisine, qu’on aime bien manger en Côte d’Ivoire et qu’on a de bons produits sains », l’atelier culinaire a été une évidence pour Flora Sy, la présidente du comité Miss Côte d’Ivoire France.
« La plupart des candidates sont originaires de la Côte d’Ivoire avec pour certaines des métissages, présente Elisabeth Malayka, coach en élocution et gestion de stress du comité Miss Côte d’Ivoire France. Une miss, on ne lui demande pas que d’être belle. On lui demande également d’être cultivée, de connaître un petit peu son patrimoine. Et ici, le patrimoine culinaire. Elles viennent d’une diaspora alors cela a son importance. De plus que pour la première fois, celle qui gagnera cette édition ira concourir en Côte d’Ivoire pour le titre national de Miss Côte d’Ivoire ». Alors la cheffe investie dans la valorisation des produits du terroir africain a concocté des plats où la gastronomie ivoirienne a été mise à l’honneur de manière saine.
Un métissage de légumes crus
La cheffe Aïcha Ballo a pensé ce cours de cuisine comme une initiation à l’art culinaire africain. Les 19 candidates ont mis la main à la pâte, dans l’enjaillement*, pour concocter le festin afro gastronomique sain.
Au menu, méli-mélo de crudités agrémenté de bananes plantains bouillies et rissolées préparé par les miss. Les crudités finement découpées, émincées ont garni cette salade aux accents d’ailleurs. Des herbes aromatiques ont sublimé ce métissage de légumes crus. Et une sauce vinaigrette sucrée-salé au lait de coco curry et mangue a magnifié cet écrin végétal. Cet atelier culinaire a permis de montrer aux miss « qu’un seul produit africain peut être à l’origine de diverses réalisations. Le choix de la cheffe Aïcha Ballo n’est pas anodin. Elle a cette capacité pour sublimer les produits africains » renforce Elisabeth Malayka.
Une dernière sortie savoureuse avant la grande finale
Du riz cuit au lait de coco assaisonné de coriandre et de ciboulette avec un plat d’attieke doré au curcuma a accompagné une poêlée de légumes africains avec gombo. Et des frites de patates douces orangées bien croustillantes ont fignolé le plat. Dans un liquide condimenté et aux multiples épices, des morceaux de poulet ont macéré pour accompagner ce dabali* travaillé et raffiné. Ensuite, ils ont sagement fait bronzette au four. Et souvent, ils ont été arrosés du fameux mélange jus-marinade pour atteindre le climax culinaire.
« Elles passent du bon temps entre elles et par la même, elles apprennent d’une professionnelle comme Aïcha Ballo » avance Flora Sy. Cette dernière sortie savoureuse annonce la grande finale de la Miss Côte d’Ivoire France. Le 8 mai dans le Xe arrondissement de Paris, ce sera l’avènement. Chap chap* à vos billets pour voir quelle miss-apprentie cheffe va être élue ooohhh*.


