La création de Maison Akaba, une vaisselle inspirée par l’art africain et ses traditions, invite à découvrir un art de la table où s’invitent l’Afrique et ses cultures. Avec sa marque, Ariel Konchipé, redéfinit l’art de vivre à l’africaine.
« Quand on mange avec ta vaisselle, à travers elle, on sait que les ancêtres veillent avec nous à table ». Cette phrase exprimée par un ami d’Ariel Konchipé, le fondateur de Maison Akaba, traduit l’essence de la marque. Chez Maison Akaba, on revisite les arts de la table en leur donnant une touche chic africaine. C’est la magie*.
Des vaisselles « souvent trop clichées »
Amoureux de l’art, des belles choses et passionné par la culture africaine, Ariel Konchipé, d’origine camerounaise, a transposé tout ce qui le fait vibrer dans l’art de la table.
Pour ce responsable commercial dans le secteur de l’énergie, « ce qui touche à l’art touche à l’âme donc au cœur » présente-t-il sur le site de Maison Akaba. Et c’est lors d’une quête de vaisselle artistique à connotation africaine, qu’Ariel Konchipé se rend compte de la pauvreté du choix. Entre les vaisselles « souvent trop clichées par rapport aux couleurs, celles représentant des animaux sauvages ou des femmes bien proportionnées quand on parle de l’Afrique ou bien des masques déjà trop vus », il a senti avoir pour mission d’y remédier. De plus, celui qui piff* les belles adresses a toujours trouvé regrettable de ne pas trouver de touche africaine dans les lieux chics. Alors en 2021, il lance Maison Akaba.
“Bienvenue” dans “la danse du Roi”
“Aka-Ba”. Cette marque porte toute la symbolique de ce qu’il est. “Aka” est le nom du masque éléphant porté par les notables initiés chez les bamilékés, originaires de l’Ouest du Cameroun. Et également l’effigie designée qu’on retrouve dans sa vaisselle.
“Ba” veut dire bamiléké. Mais pas que. Ariel Konchipé est originaire du village de Bana donc chez les Bams*. « Mais je ne voulais pas me limiter seulement au Cameroun. Akaba me fait penser aussi à “akwaba*” qui signifie “bienvenue” dans le groupe ethnique akan répandu principalement en Afrique de l’Ouest ».
Initié en 2016, le créateur de Maison Akaba a vécu ce rite de passage comme une expérience extraordinaire. « Il était impossible que je le garde que pour moi ». Alors il a trouvé une manière subtile pour raconter cette histoire et partager ce qu’il a vécu de très près. C’est quelque chose* de fort.
Par cette première collection unique d’inspiration d’art africain, “la danse du Roi”, Ariel Konchipé transmet l’histoire du masque aka. « J’ai pu narrer un pan de ma tradition. Ensuite, je vais m’étendre à l’Afrique. Mais comme on dit, charité bien ordonnée, commence par soi-même » lâche-il en riant.
Alliance de l’excellence, de l’art africain et ses traditions
Maison Akaba est un moyen d’expression et le fruit d’une réflexion. Celui d’un symbole fort imprégnant l’art de la table avec chic et raffinement, tout en mettant l’Afrique en avant. Et tout ça sans tomber dans de classiques écueils. Par sa vision, Ariel Konchipé, a élevé Maison Akaba au rang de noblesse. Quoi de mieux pour incarner la noblesse qu’allier l’excellence du savoir-faire français par une vaisselle en porcelaine de Limoges avec le chic de l’art africain en lien avec de nobles traditions africaines. « Pour moi, c’est une évidence. Ce projet me définit parfaitement. Je ne peux pas dire que je suis 100 % africain, bien que je le sois. Et je ne peux pas non plus dire que je suis 100 % européen. Par mon histoire et mon parcours, j’ai ce mélange des deux cultures. Je me devais de dire : comment je peux me raconter sans oublier où je vis » confie le fondateur.
La vitrine d’art africain de la table
Avec sa marque, Ariel Konchipé « apporte les musées à table avec cette inspiration africaine ». Il repense les arts de la table tout en proposant « quelque chose d’authentique qui lui ressemble ». Avec “la danse du Roi”, il raconte l’Histoire africaine, ici celle d’une ethnie du mboa*. Il rappelle l’histoire des ancêtres et célèbre les traditions. En s’y ancrant, il veut démystifier le regard que les gens portent sur ces pratiques. Sa première collection est sa part de contribution à l’histoire de ses origines.
Fils d’un roi bamiléké, le chef Konchipé Happi IV, il s’est donné pour mission d’accompagner ceux qui achètent de belles choses. Pour lui, la vaisselle de Maison Akaba, « ce n’est pas qu’une belle chose chez toi, ça porte toute une histoire » souligne-t-il. Et des histoires, il en a plein. C’est dans ce sens qu’il travaille sur sa deuxième collection pour laquelle il compte rester au Cameroun. En mettant à nouveau l’accent sur cette culture riche bami* par l’utilisation d’un symbole fort bamiléké. À 37 ans, Ariel Konchipé fait vivre l’art africain à table avec une mission culturelle. Ainsi, Maison Akaba se positionne comme la vitrine de l’art de table africain.


