Ce weekend à Paris s’est tenu l’Afrofood Market. Le marché de noël dédié à la gastronomie africaine. A l’initiative d’Aperaf et d’Africery, des entrepreneurs ont mis sous les feux des projecteurs des pépites culinaires d’Afrique. Retour sur cette première édition.
Découverte de produits
« L’évènement est sympa et intéressant. C’est une belle initiative. Il met en avant les mets africains, afro caribéens » confirme Laetitia, habitante du XVIIIe arrondissement de Paris. Le marché aux accents des cuisines africaines est respecté. Les produits d’épicerie fine africaine sont bien calés*. Confiture de bissap. Mangues séchées. Chocolat noir café touba. Livres de cuisine africaines. Chips de banane plantain verte. Infusions gingembre menthe. Vinaigre d’hibiscus. Sirop de bissap. Farine de niébé. Cannelés au gari. Jus de baobab. Les exposants ont mis à l’honneur de beaux produits. Et des marques incroyables « que vous ne trouverez pas ailleurs » comme l’a mentionné le fondateur, Blériot Tcheeko, ont surpris les papilles. « Je vais à beaucoup d’évènements gastronomiques en lien avec l’Afrique. Mais je reconnais que là, j’ai découvert des produits. Comme les vins réalisés à base d’ananas Pain de sucre IGP du Bénin » souligne Aké-Stéphanie venue de Montreuil en Seine-Saint-Denis (93) en Ile-de-France. C’est quelque chose* hein*. « On a besoin d’évènements comme ça dans notre communauté » précise Murielle, une trentenaire venue de Brunoy dans l’Essonne (91).
Des fêtes aux saveurs afro
Sur trois jours, l’Afrofood Market a célébré la diversité des cuisines africaines en plein XIIIe arrondissement de Paris. L’offre de restauration sur place a proposé du choix et du goût. Tout a été réuni pour offrir une expérience qui titille les palais. Mais la météo a joué sa partition. Le public n’a pas honoré en grande pompe cette célébration. L’affluence n’a pas battu son plein comme l’avait prévu les organisateurs de l’évènement. « On est un peu déprimés. La pluie est certainement en train de démotiver plusieurs participants » a écrit le patron d’Apéraf dans le mail adressé aux inscrits. Cependant, le temps n’a été qu’un détail. Nombre d’entre eux y ont fait un saut. Certains sont même venus de loin pour y faire des emplettes. « Ça tombe pendant la bonne période. Ce sont les fêtes. On peut acheter pleins de choses pour faire des cadeaux ou même pour préparer des plats pour les fêtes qui arrivent » argue Laetitia.
Le concept séduit
Noix de cajoux caramélisées. Chips de coco séchées. Vinaigre de baobab. Poudre de moringa. Confiture à la mangue. Chocolat Blanc fleurs d’hibiscus. Purée de piments rouges. Confit de madd. Noix de cajoux truffe. Jus de bissap. Farines alternatives. Couscous de niébé. Tant de victuailles présentées à l’Afrofood Market.
« J’ai trouvé de bons produits pour environ 60€. Mais vraiment des produits de qualité. Toutes les marques ont un niveau rapport qualité prix très intéressant. C’est très important pour moi pour faire mes courses, mentionne Fatimath, habitante de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis (93). Moi j’aime beaucoup. J’adhère totalement ».
Rue Charles Fourier, le concept séduit. « Il y a des produits qu’on ne connaît pas » lâche Isabelle. Venue de Cachan dans le Val-de-Marne (94), avec son mari Xavier. Pour lui, « c’est une très belle découverte ». Le couple a eu vent du marché de noël africain par le site Eventbrite. Cela a été l’occasion de découvrir pleins de choses. Et de « rencontrer des personnes qui avaient une culture française et qui essayaient de réunir les deux continents » constate Isabelle.
« C’est un évènement à refaire »
Entre les créations artisanales d’art de la table, des box d’épicerie fine africaine et des produits d’exception en provenance d’Afrique, le marché de noël africain semble se démarquer. « Il n’y a pas assez d’évènement comme ça. Une fois par an, ce n’est pas suffisant. Il en faut tous les deux, trois mois » lâche Chinelo venue de Clamart dans les Hauts-de-Seine (92). Sa copine, Ange-Carole qui fête ses 29 ans abonde dans ce sens. « Cela permettrait de connaître les entrepreneurs, de mieux cibler la clientèle et de toucher encore une plus grande communauté. Pas qu’africaine mais plus généraliste. Si ce genre d’évènement ne se produit qu’à Noël, c’est peu pour se faire connaître. On a 12 mois dans l’année » insiste-t-elle. Pour elles, l’évènement ne doit pas forcément s’appeler le marché de Noël africain, juste le marché africain. « Tout simplement. Si chaque trois mois, il y a un évènement de ce genre-là, ça promeut la culture et les entrepreneurs africains. Mais s’il vous plaît, pas qu’à noël » insiste-elle en riant. Pour Fatimath, « c’est un évènement à refaire » répond-t-elle sans hésiter. Est-ce qu’on augmente le volume ou bien* ?


