Alors ce tea time au pays des farines africaines ?

par | Déc 19, 2023 | Actu food, Société

Le dimanche dernier à Paris, le tea time afro de La Petite Bamiléké a eu lieu. Les farines africaines ont pris une place d’honneur lors des préparatifs et de la dégustation. Retour sur ce premier tea time afro.

« J’ai vraiment beaucoup aimé l’atelier culinaire. C’était assez intense et très chouette » complète Oriane, une participante d’une vingtaine d’années venue prendre part au tea time de La Petite Bamiléké. Le premier volet du concept a pris le parti d’être centré sur les farines africaines. Et c’est dans le XIIe arrondissement que cette rencontre s’est tenue.

« Un panel de farines à découvrir »

Rue de Charenton, dans un bel espace aménagé avec goût, une dizaine de personnes se sont retrouvées autour d’une grande tablée centrale pour pâtisser et cuisiner. Farine d’igname, farine de manioc, farine de mil, farine de fonio, farine de sorgo, farine de patate douce et leurs dérivés ont été les reines de ce tea time afro. Les farines alternatives sont versées*. « J’ai eu envie de venir parce que je trouvais très intéressant de travailler avec des farines africaines » explique Samia. Avocate de métier, cette béninoise d’origine taquine à ses heures perdues la pâtisserie. La farine de mil et de sorgho qui est un dérivé du mil sont les farines africaines qu’elle apprend à utiliser lors de ses réalisations. « Là, il y avait vraiment un panel de farines à découvrir » mentionne-t-elle. Et c’est sous les ailes de Christel Nounteu, la créatrice du concept La Petite Bamiléké et de la cheffe Nathalie Brigaud Ngoum, auteure du livre Mon imprécis de cuisine, que les participants vont élaborer des recettes à base de farines africaines.

« Une génoise avec de la farine de manioc »

Toque sur la tête. Tablier enfilé. Planche à découpé et couteau sous la main. C’est parti. L’atelier culinaire pour le fameux tea time aux farines africaines est en cours. Ça tranche. Ça coupe. L’alternatif au vin chaud mijote sur le feu. Le breuvage hibiscus épicé au fruit de la passion embaume la pièce. Ça pétrit. Ça étale. Le batteur est en marche. « Etre dans un petit groupe restreint autour de la thématique des farines africaines, des cuisines africaines et valoriser les produits africains, me plaît. Je trouve ça très intéressant. Et comme c’est ma passion, c’est top » lâche Aïcha qui souffle sa quarantième bougie le lendemain. C’est avec le sourire, entrain et désir de bien faire que les participantes exécutent dans la bonne humeur.

Pour ce moment de partage et de convivialité autour des farines africaines, épices et autres ingrédients du terroir africain viennent rejoindre les festivités. Tout le monde est à l’œuvre dans une ambiance agréable. Les apprentis cuisiniers de demain échangent et surtout apprennent. « Se dire qu’avec un produit que tu connais, que tu as goûté d’une certaine façon, il est possible d’avoir une déclinaison de possibilités, est un plus. Avec cet atelier culinaire, j’ai également appris qu’il était possible de faire une génoise avec de la farine de manioc. J’étais impressionnée » argue Aïcha. Même si le temps a fait défaut, les préparations arrivent sur la tablée joliment décorée.

Un voyage culinaire pour des saveurs africaines

« Infusions et thés africains fleuris et parfumés » accompagnent le rituel du tea time. Bouchées de gari blanc. Duo de madeleines sucrées avec un mix de farine de mil et de manioc. Gâteaux chocolat muffins au mil hibiscus chocolat Passy made in mboa*. Cake citron à la farine de manioc. Duo de madeleines sucrées avec un mix farine de manioc poudre d’amande. Layer cake parfumé à l’hibiscus et aux fruits rouges dont la génoise est à base de farine de manioc. « Travailler la farine de manioc est assez versatile et difficile. Mais savoir qu’il est possible de faire une génoise avec cette farine me fait réfléchir. En plus, elle était super bonne et légère » avance Aïcha convaincue.

Toutes ces victuailles ont pour fil rouge les farines africaines. Le voyage culinaire pour des saveurs africaines a été assuré. Et le dessein « d’impacter bénéfiquement les populations locales mais aussi soutenir les producteurs locaux » est accompli. Cette action collective semble rondement bien menée.

« Valoriser le continent africain »

« C’était assez intense et très chouette à la fois » glisse Oriane tout sourire. A 25 ans, elle a voulu découvrir cet univers. « J’ai beaucoup aimé ce qu’on a mangé. Si je pouvais en refaire un, ça serait cool ». Le concept de La Petite Bamiléké a fait mouche. Tout le monde veut bisser*. Les participantes ont trouvé cela intéressant même si le manque de temps n’a pas permis « d’approfondir sur les bienfaits des produits. Mais déjà, je trouve que c’était top pour une première fois. Je retiens vraiment que le positif. Les galettes de gari étaient une belle découverte » confie Aïcha, la juriste en assurances. Pour Samba, « ce tea time était exceptionnel » soutient-il. Il a éte soufflé. « Je ne m’attendais pas du tout à ça. Gustativement, j’ai tout aimé ainsi que la présentation. Je suis heureux d’être là et de découvrir tous ces mets. De plus, l’idée de valoriser le continent africain de cette manière-là me plaît » souligne le chauffeur de bus aussi acteur comédien. Entre dégustation, enthousiasme et émerveillement culinaires, la première édition du tea time afro a été choc*. Alors on dit quoi* La Petite Bamiléké ?

La rédaction

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